La chambre d’ami(e)s

La plage pétrifiée
Lieu d’écriture à deux et quatre mains.

Au FUTUR d’une SIMPLE rencontre passée

                            « Dans un futur éloigné, pourrions-nous espérer nous garder accordés dans une idéale symphonie harmonique, créer juste pour nous par des archanges bienveillants »

                            Mon Gecko, vous souviendrez vous mon tendre Amour, d’ici de nombreuses saisons, que nous nous sommes rencontrés près de la tyrolienne, dans ce square disparate.

                            N’aurez-vous pas oublié votre sourire et votre empressement à m’enlacer, mon plaisir naissant à vous côtoyer et vous étreindre… entendrez-vous dans vos lointains souvenirs, le Lignon dans sa course folle incessante, nous crier de nous aimer pour l’éternité… et vous reverrez vous tel un enfant vous jouer à la tyrolienne invitante et moi de vous en dissuader souriante.

                            C’était alors nos premiers baisers avides et épicés, nos premières mains avares de s’enlacer, le long de ce chemin que nous suivions, s’effleurant de nos corps inconnus et désirables, de nos regards précieux de Jade et de grenat vert… alors assurément, nos deux âmes rêveuses étaient enclines à la converse…

                            Vous rappellerez vous ces chiens intrépides sur la promenade… de leur fougue à s’amuser d’eux-mêmes et de leurs maîtres pressés…

                            Nous nous idéaliserons ainsi… vous dans votre automne d’hier, devenu hiver d’un blanc immaculé, moi dans mon été naissant, couleur sépia maintenant… les plus belles saisons fanées nous offrirons-t-elles encore, l’audace de nous prendre par le bras et d’arpenter cette allée, le long du chemin de fer clôturé, dans ce square discordant de la tyrolienne ?

                            Nos conversations, jadis pleine de verves seront-elles alors plus chastes, et le Lignon, qui s’écoulait dans un bruissement constant aura-t-il épuisé lui aussi sa vive danse mouvante ?

                            Mon Gecko aurons-nous toujours autant de désir à nous embrasser, sous les regards ombrageux des marronniers rougissants, là où le banc nous suppliait de nous asseoir et où nous avions décidé, aveugles de tout ce qui n’était pas nous, de l’ignorer.

                            Alors, sous nos pas crépitants, vous évoquerez peut-être ce pont que nous avions foulé, de nos pas assurés et où blottis dans le creux de nos bras emmitouflés et adulés, nous nous étions chuchotés, un angélique désir de se rerencontrer.

                            Oh !!!! nostalgique souvenir qu’honore le square de la tyrolienne, de ce subtil moment passé, de nos timides et fragiles prémices sentimentales envolées.

                            Gecko, my Poèt, my King, my Lover  for ever i hope…

Jäde de Beaufort

Jäde, vous connaissez ma fougue, semper virens quelque soit le moment de la nuit ou de la journée, jamais je ne hisse le drapeau blanc… mon âme est semblable au lieu qu’elle habite, elle n’oublie rien, jamais ne faiblit, reste de braise et ne subit rien… pas même le temps… bref je suis épuisant… mais vous me connaissez aussi poète, romantique et sensible… le défaut de mon armure de chevalier. Alors n’ayez aucune crainte, je resterai tel que vous m’avez rencontré, dans ce square disparate où coule le Lignon, ce square à la tyrolienne… où nous avons décidé que le vert et le bleu pouvaient s’assembler.