L’oracle du druide

Les heures grises n’ont pas éteint ce feu qui m’animent,
Leurs sortilèges n’ont pas pesé sur mes convictions…
Les lointaines promesses ; claires-de-jours ressusciteront
Et je n’irai plus marcher dans le jardin des ténèbres.

Solitaire, tandis que mon temps coule en rythme,
Je cueillerai toujours les fleurs sous les papillons.
Reconnaissant, à ta médecine, tes filtres et tes poisons,
Je t’offrirai encore le parfum de mon âme et de mes rimes.

Mes poèmes auront des lignes familières,
Des musiques, un son clair et cristallin…
Mais je ne frapperai plus aux portes de l’obscur jardin
S’ouvriront pour moi, que les âmes singulières.

Car la vie m’aime et a compris que je l’aimais…
Et, sachant que je ne sais plus me résigner ,
Elle m’apporte, tous ses merveilleux bienfaits
Cette joie des autrefois, que je ne tairai plus jamais…

La nuit ne me livrera plus ses présents noirs,
Noires pensées des sempiternels bleus obscurs,
Qui s’attardaient dans l’angle de mes murs
Tels d’infâmes monstres, avortant mes espoirs…

Peu m’importe aujourd’hui le caprice du sort…
La vie s’ouvre pour moi comme un jardin d’Éden,
Où je me promènerai nu, l’âme belle et sereine
Indifférent aux sorts et très loin de la mort.

Nos secrets partagés

Sur les courbes de ton corps,
Pour me perdre, je vagabonde,
En mains topographes…
Ces trésors, je les adore !
Sur ton cou, sur tes lèvres, je m’enflamme,
Je découvre ici et là, chaque fois,
De nouvelles fleurs qui reflètent ton âme,
Là ; je bouture mon émoi.
Dans le creux de ta main,
Où ma main se perd…
Dans le profond de tes yeux,
Où mes yeux se pâment…
Dans tes bras, où tu me berces,
Pour faire entendre le chant de ton cœur…

Acrostiche inversé

Torride sont tes J
Chauds sont tes Aaaaaaaaa
Droit est ton D
Douces sont tes E

Blanc est ton D
Bleu sont tes E


Rouges sont tes B
D’or paillé de tes E
Dans les odeurs de ton A
Senteurs de ton U
Parfums de ta F
D’amour
Pour nous unir en O
Et pour nous séduire
Sur une toile d’R
Et tous les jours pour s’aimer
Des millions d’étoiles brillent
Dans nos nuits a en T

Tu m’as fait à ton image

Infidèle, je me pose au hasard sur tes sœurs.
Aucune importance, selon mon bon plaisir.
Toutes sont des roses ou en diffusent l’odeur,
Aucune ne m’assagit, mais de plaisir me fait mourir.

Fausses blondeurs, beautés généreuses,
Belles rares comme le safran ou vénéneuses,
Simples ou alambiquées, même justes écloses…

Sans les aimer, je me pose dans leur intimité,
Les fuyant une fois que c’est fait! De leurs appâts odorant…
Je me délecte souvent et dans l’extravagance de cette insanité,
Je n’offre que mon désir insatiable et mes caresses d’amant…

J’assume, Oui ! je suis toujours loverdose !
La technique et le doigté, le fruit de la diversité,
Le self-control, qui ne laisse jamais tomber !

Lorsque tu me manques

C’est au moment,
A l’instant où l’on se sépare
C’est au moment,
Où tu me laisses et que tu pars,
Quand il est l’heure.
Que j’en ai peur.
Que nous jouons les prolongations…
Toute la vie s’arrête…
Mais paradoxalement…
Tu es encore présente : Absente.
Tu me parles en odeurs en sensations je te vois.
Tu me hantes et m’enchantes !
J’ai tellement envie de toi.
Je me dissous dans le temps.
Insaisissable, irréel…
D’où je m’échappe quand tu m’appelles.
Pour un nouveau rendez-vous enivrant.

Nuits blanches sans lunettes noires

Je retrouve les nuits blanches, les mots de naguère,
Ces mots décalés, maintenant habillés de poussière
Ces quelques cheveux et bouts de papier fanés,
Enveloppés dans nos souvenirs anesthésiés.

Je les vois, comme ceux écrient d’étrangers,
Les chapitres, les titres, les joies, les colères,
Ineptie aujourd’hui, notre roman avec d’hier ?
La première de couverture est un peu délavée…

Mais avec elle,  je me souviens avec qui j’étais,
Le temps qu’il faisait et ce que l’on étudiait…
Je la lis la nuit et tous les mots y sont adultères,
consignés dans ce calepin écossais déposé en enfer.

Puis, je jette les mots dans la poussière,
Tous ces mots, que tu veux toujours oublier…
Avec les quelques bouts de papier recollés,
Enveloppés dans ma nostalgie délétère.

Auras-tu le courage un jour… ce feu de le rallumer ?
Non pas, comme j’allumais mes Camels, sans y penser…
Comme il s’est allumé notre feu incendiaire incontrôlé,
Comme l’on avait frappé à cette porte, que l’on connais…





Etre à l’autre

Aller, et…
Se perdre, tourner en rond,

Revenir sur ses pas.

Écouter le silence,
Laisser les pensées abonder,

S’évaporer et pleuvoir

Toucher les couleurs,
Marcher sur le soi.

Revenir, aller dans tes pas.

Ressentir,
Ton ressenti,
M’époumoner et crier,
Pour me taire.

Voir,
Te toucher sans t’avoir ,

Revenir sur mes pas.

Tout mélanger, sans te perdre

Et t’aimer, aimer, aimer, aimer, aimer, aimer, aimer… a en mourir, aimer, t’aimer toujours.

Comme avant

Pour réveiller le feu du volcan : comme avant…
Nous offrant, comme avant, de nouvelles perles de temps,
Incendiaires démiurges de nos fusions passées,
Portant à la lumière tout ce que nous avons aimé,
Brulant sans pitié tout ce que nous avons détesté,
Et laissant à nos bouches l’insatiables envie de nous défier.
Retrouvons de nos corps tous les attraits,
Voguons peau à peau, comme avant !
Comme avant la perte du temps…
Et gardons de la poésie. Et pour nous extasier…
Tu me dessineras une aurore dans l’infini carrousel,
Et je soufflerai à tes yeux d’éclatantes étincelles !

Sur le chemin

Nous étions ensemble, si je m’en souviens,
Nos ombres le noyaient ce petit chemin.
Seuls, la main dans la main,
Je baisais tes lèvres, si je m’en souviens.

Et la lumière, était bonheur,
Je te serrais fort, buvais ton odeur.
Et au moindre frisson, que tu ressentais,
Je te serrais fort et aussi tremblais.

Je respirais tes cheveux
Et tu me serrais fort
Sur la venelle luminophore.

Qui de nous deux, a dit : « je te veux » ?
Nous nous y sommes donnés,
Nous nous y sommes aimés.

Le rêve de l’aubépine

L’élan avant l’étreinte… alors…
Qu’un arbre d’imminences, nous cachait la foret…
Le démon du le rideau grimace encor’ !
Son regard est fait de réprobations : Il sait !

Il dit, sans dire mot… mais il sait…
Que je n’avais pas besoin de Camels,
Pour m’envoler vers toi en fumée…
Quand nous avions encor nos rêves cenelles.

De fleurs blanches, en fruits rouges éternels,
Nos cœurs savaient… leurs palpitations…
Nos âmes… leurs conflits émotionnels…
Et nos : « Je t’aime » et nos « passions » !

Tu lisais… J’écrivais , nos histoires, notre sang…

Aujourd’hui sans appel : l’histoire est finie ! Qui sait si le public aime nous écrierons peut-être le tome2




SMS

Par une journée lumineuse et belle,
Où l’aérien Bleu immaculé partout ruisselle,
Dans l’azur surgit un éclatant bonheur,
Qui glisse de tes touches et atteint mon cœur.
Tout à coup, je vibre, c’est toi qui appelle.
Soudain l’horizon s’emplit,
Tout s’empresse, s’émeut, s’enhardit :
Tu appelles !
Je t’accueille, je suis si heureux,
Tu es à nouveau dans ma vie !
Alors, un instant, tu n’es qu’à moi,
Dis-moi ce que tu touches, goûtes, aimes et respires…
Tu deviens l’alpha et l’oméga de mon monde,
Le feu limpide qui court, comme une onde profonde.

L’impardonnable est d’avoir su nous préserver !

Serre-moi fort ! Pensons à nous d’abord,
Rendons à nos baisers, ce goût d’oublié,
Qu’importe, les souvenirs ou les idées,
Nos corps alimentent le bûcher encore.

De notre ordinaire, faisons un blasphème,
Un amour, qui nous interdit les graphèmes,  
Sacrificateur et victime de lui-même,
Choisissons plutôt, l’envie ante-mortem.

Qu’importe ces rencontres impures…
L’impardonnable est d’avoir su nous préserver !
Et reprendre plus ou moins d’où l’on en était.

Dans nos yeux se dissolvent les idées d’un futur,
Alors ! Pardonnons-nous de nous aimer autant…
La question reste, qui versera le premier sang ?

Plaisir

Tes lèvres sur les miennes,
Nos langues se chamaillent,
Moi, toi, notre nous… s’encanaille,
Mes lèvres, sur toutes les tiennes.

Dans tes yeux de jade, je me regarde.

À l’instant où nos corps battent en mesure,
Censurant l’interdit, je proscris la censure.
Dans la quête du plaisir absolu,
Dans la quête de tes clés inconnues.

Dans ta bouche, longtemps je m’attarde.

Alors, tes seins me parlent en cachemire.
Nos doigts se disputent en riant un trophée
Pendant que s’inondent le plaisir,
L’intense désir… te fais crier.

C’est dans ton sexe, que je m’attarde

Pour que ton plaisir ne cesse de monter.
Bientôt sera ton tour de me faire supplier.
Pour que le plaisir te prenne et te dévore
Il faut que je t’aimeencore et encore.

Te souviens-tu ?

Te souviens-tu cet endroit de empli d’imaginaire
Ou l’on pouvait s’isoler, s’aimer et s’en satisfaire,
Loin du monde ordinaire, comme sur un éclat d’infini ?
Là-bas sens-tu encore venir les couleurs, si tu m’y suis ?
Pour les peindre; un bout d’éphémère !
Et juste nos peaux pour le faire.

Notre rencontre, au-delà du bien ou du mal,
Tellement autre, qu’elle échappa à l’ordre social,
Se déclinait l’infini saveur de la vie. Alors je te regarde.
Nos yeux d’astres éclairent ce monde…  je souris,
Et ce n’est qu’avec merveille, que l’on s’y attarde
Depuis l’aurore rose, jusqu’aux dernier bleu de la nuit,
Dans les chants que la nature entonne,
J’entends toujours ta voix de femme, je m’étonne.
Dans mes jours et mes nuits, je te vois belle et fière,
De plus en plus sûr, de pouvoir te satisfaire.
J’entends encore ton rire glorieux.. ainsi ira nos vies,
Emplie de voluptés, de douces et de musicales harmonies.

Sortilège

L’aimer, pour elle avoir des sentiments

Ne pas essayer d’expliquer, s’aimer

N’avoir plus rien à nous reprocher

Et ne plus voir passer le temps

Ne plus vouloir tout contrôler

Juste savoir prendre et de donner

Ne plus être insensible par habitude

Et enfin vaincre l’ennui de la solitude

Toujours penser à un geste, un mot

Et ne Vivre que les moments beaux

Surtout garder ce genre d’habitude

Pour toujours assassiner la lassitude

Aujourd’hui elle en est certaine

Que cela ne finira plus le cœur en peine

Que j’irai toujours chez elle, pour lui parler

Chez moi l’inviter, pour ensemble rester et s’aimer.

Ainsi sommes-nous !

– Quoi qu’il advienne
Je suis à toi,
Comme tu es à moi.
Ainsi soit-nous.

– S’illuminent
Nos jours, nos nuits,
Du seul soleil de nos caresses.

– Prends-moi la main, le bras, le cœur…
Tu es la vague
Où je me baigne.
Tu es le nuage
Où mon œil va.
Ainsi sois-tu.

– Je suis toujours si maladroit
Pour écrire combien je t’aime…
– Parler de nous
Toi et moi
De l’amitié, l’amour, la joie.
Ainsi sois-je.

– Ton soleil inspire
Mes toujours mes poèmes
Quoique je fasse, je pense à toi.

– Sois mon jour chance,
Je veux me perdre dans tes bras.

Tu es si belle
Femme de soie.
Bientôt sera l’après-demain !
Me dit l’été
En fredonnant.

Le refrain
c’est notre amour immortel
Ce sont les mots qu’on a gravés
Ceux que l’on s’est dit, ou se dira pas
Et tous ceux que l’on interprète
Et dont on souffre encore parfois.

– Pourquoi ce vide sans toi ?
Dois-je te le dire ou bien me taire,
Pourquoi, Pourquoi …? Pourquoi ?

Je n’aime que toi !

– Quand ils sont beaux
Tous nos mots redeviennent bleus
Et défient toutes les lois ;
Des pierres de temps, des sortilèges
Nous nous aimons

– L’Amour est là
Qui brûle nos pas.
Ainsi sommes-nous…

Toute ma vie s’arrête

Au  moment
Où l’on se sépare
À l’instant
Où je te laisse et que tu pars,
Quand il est l’heure.
Quand j’ai peur.
Que je veux jouer les prolongations…
Toute ma vie s’arrête…
Paradoxalement, une sensation
Tu es encore plus présente; absente.
Tu me parles. Je te vois.
Tu me hantes et m’enchantes !
J’ai tellement envie de toi,
Que je me dissous dans le temps,
Insaisissable et irréel…
Quand tu t’échappes, quand je t’appelle.
Quand tu me manques terriblement.

Ces mots qui s’obstinent, à s’entêter

Je ferme les yeux…
Ton odeur s’en va, j’ai peur,
Ça me fait mal au cœur !
C’est douloureux,
Tu n’es plus là et c’est l’amère !
Chaude, ardente,
Bouillonnante
Et toujours flotte la bannière.

Et ça explose encore et encore
Dans un fracas, très fort, très fort

J’ouvre les yeux
Plus rien ne vole dans le bleu
Et je suis là, un gout de miel persiste…
Plus de malheur, j’ai assassiné la peur
Pétrifiée en statue cubiste
Puis douleur…
Du cœur incendié
Et tout le reste… reste inexprimé
.

On croyait être loin d’arriver
Et puis… soudain on y est…
Tu es chez toi !
Je suis chez moi !
C’est bien là, l’endroit de l’envers ?
Où tous nos mots sont inhumés;
Ces mots qui s’obstinent, à s’entêter.

Jade

L’anneau dans tes yeux sans couleur particulière
A un charme étrange, il est pour moi délétère,
Mon âme impure, perdue, ardente, sous mes paupières,
Dans l’ombre de mes cils, brûle ton regard de pierre.

J’interroge longtemps tes si ardentes prunelles.
Elles sont le néant, qui y as-tu enfermé ?
Elles sont tombeaux obscurs, labyrinthe éternelle,
L’infini de l’amante, un piège pour ma psyché.

Quel le monstre qui survit en toi ? dis le moi sans attendre…
Tout s’est éteint dans mes yeux sans vers, sans reflet,
Comme dans une lave de silence et de cendre…
Je ne sais même plus pleurer… pourtant tu me plais.

L’accablement est mon décor dans ton paysage,
Le froid mépris nous donne l’assurance des forts…
Mais j’ai vu dans tes yeux, que tu es tout sauf sage
Et tu inspires de lubriques pensées à mon corps.

L’heure du départ

Te souviens-tu de la couleur de cette heure que j’aime
Qui se délave et s’envole et meurt dans nos poèmes…
Goûte-la, frôle-la, écoute-la, comme elle caracole;
Comme l’Instant, comme le temps qui s’envole,

Je crois que sa couleur n’était pas celle d’une autre…
Cette heure était à nous et ses minutes étaient les nôtres…
Cette heure ne pouvait être à personne d’autre qu’à nous !
Avec son parfum, sa couleur, sa texture et son goût…

C’était l’heure qui caresse, blesse, éclaire ou leurre
Elle venait de nos âmes… c’était notre heure !
Triste réalité de se dire : Elle n’est plus désormais
Retrouverons-nous cette heure, que tu aimais ?