« Flocon d’aubépine »,

L’élan avant l’étreinte… alors…
Qu’un arbre d’imminences, nous cachait la foret…
Le démon du le rideau grimace encor’ !
Son regard est fait de réprobations : Il sait !

Il dit, sans dire mot… mais il sait…
Que je n’avais pas besoin de Camels,
Pour m’envoler vers toi en fumée…
Quand nous avions encor nos rêves cenelles.

De fleurs blanches aux fruits rouges éternels,
Nos cœurs savaient… leurs palpitations…
Nos âmes… leurs conflits émotionnels…
Et nos : « Je t’aime » et nos « passions » !

Tu lisais… Je lisais, nos QI, notre sang…

Aujourd’hui c’est fini




Chanson pour une Hirondelle

Tu mets des couleurs sur le gris de mes pensées
Je marche dessus, je rêve de t’aimer
Je mets des rubans autour de ton alphabet
Je les sorts dans la rue pour nous envoler.

Je suis un de drôle d’oiseau, qui regarde tes fleurs
Et sent dans leurs yeux ton parfum de jeune femme
Je suis un drôle d’oiseau qui te chantent le bonheur
Sur les pianos de ton corps et les violons de ton âme

Je suis un de drôle de poète, qui ne vit pas de sa plume
Et qui en rit ou en pleure, c’est selon la question
Un drôle d’oiseau qui s’envole vers la lune
Sur le dos d’une hirondelle, sous l’aile de ses chansons

Je mets des couleurs sur les lettres de ton alphabet
Puis j’écris avec, que je veux t’aimer
J’agrafe tes rubans dans les pages de tous tes cahiers
Je te cris : « je t’aime » il faut m’oublier.

Te peindre dans la lumière du matin

Sur le nocebo, sept jours sur sept
Je suis à toi.
Le Clavier comme palette
Je peints pour toi.
Sept jours sur sept, dans les couleurs virtuelles
Qui ne s’estompent.
Au quotidien de ce rituel,
L’absence et le manque se rompent.

Heureux, de peintre pour ton bonheur.

Par tous mes pores et mes papilles,
Je touche, je lèche, je gobe, avec envie.
Les fruits de ton paradis
Je les décore couleurs vanille.
Pour ta postérité,
Je crée.
En grands traits d’inspiration
Je te réponds.

Heureux, d’écrire ; Mon bonheur !

Sur Nocébo, sept jours sur sept
Je vais.
Pour t’envoyer des œuvrettes
Je vais.
Sur la page blanche.
Je pense à toi et les mots arrivent en avalanche

Tsaheylu

Par dessus tout j’adore cette heure ou le chien devient loup
L’heure ou les amants se donnent rendez-vous
Prenant le passage improbable et secret
Qu’ils ont pour leur amour inventé

Oui le Grand Leonopteryx est mort d’ennui
Il ne reste que ses os blanchis qui sèchent sur la grève
Mais le cavalier de la dernière ombre qui avait su faire Tsaheylu avec lui
Est-il mort lui aussi, mêlant ses pixels à nos rêves ?

J’ai pris si souvent ce passage, me jetant sur son dos
Pour refaire le lien, retrouver ta confiance et mots…
Le Passage est fermé, mais je t’en ai donné les codes
Les mots de passes, les clés avec tous leurs modes.

La fenêtre est ouverte sur nos songes d’anges
Viens plonger dans l’enfer de nos jeux,
Te noyer dans mes yeux qui ne changent
Et qui reflètent toujours notre amour merveilleux

La Jalousie…

Dis-moi comment ça fait ? comment ça vient ?
Comment ça va ?
Dis-moi comment ça nait la jalousie… dis-moi ?

Dis-moi comment ça fait ? comment ça vient ?
Comment ça va ?
Dis-moi comment ça tue la jalousie dis-moi ?

Dis-moi la jalousie quand ça nous prend
Au fond d’un lit où on est seul
Dis-moi comment ça fait ? comment ça vient ?
La Jalousie… Dis-moi ?

Dis-moi comment ça s’tue ? Comment ça meurt ?
Comment on fait ?
Dis-moi comment ça s’tue la jalousie ? Dis-moi ?

Ce matin

Sans un mot, nous nous sommes embrassés,
Dans ce matin glacial, nous avons su nous retrouver.

Alors que t’avais fait subir le pire ;
L’âpre saveur de l’abandon,
Tu as su me ramener à la passion
Et aux délicats parfums de nos soupirs.

Tout en moi est redevenu limpide
Tu n’es qu’à moi et je me sens stupide.

Comment ai-je pu croire un instant
Cet infâme félon et à sa concupiscence
Qui a bien failli nous faire chavirer
Dans un immonde néant.

Il faut nous voir le plus possible, s’aimer longtemps,
Sans limite, sans détours, sans interdit, sans mensonge,
Sans qu’aucun désir ne s’estompe, ou nous ronge,
Vivre notre amour toujours et à tout moment,

Conserver notre feu ardent et surtout s’aimer,
Faire l’amour, rire, écrire, nous retrouver,
Et dans cette lumière enjouée, accepter librement …
Que nous sommes âmes sœurs de sang et amants.

Quand le temps s’arrête
Et fige l’instant,
Quand en moi se reflètent
D’autres lieux, d’autres temps,
Quand un mot dans une phrase
Me redonne l’accord….
Je marche sur ton ombre encore
Quand une journée lasse
Me laisse des remords…
Quand je ne t’ai pas assez dis : « je t’aime »,
Quand nous nous sommes endormis
Sans s’être tout dit.
Je cours après ton ombre encore
Quand on se déshabille,
Que nous échangeons mille caresses,
Quand nous faisons l’amour et plus encore,
Quand dans mon cou tu t’abandonnes
Mon ombre dans ton ombre encore

Séquestration

Je veux, posséder l’impossible rêve…

De pouvoir enfermer l’odeur de tes cheveux,
Séquestrer, aussi le goût de tes lèvres
Et tes phrases murmurées dans le feu…


Dire à tes yeux, écrire sur tes reins et parler à tes doigts
Un matin d’hiver ici-bas.

Comprendre Le pourquoi
Qu’à l’idée de ta peau je n’ai jamais eu froid…
Toutes ces heures confinées dans tes bras.
Ces heures couvre-feux où tu n’es plus qu’à moi…
Des heures à trier avec toi,  
Les baisers capturés tout là-bas.

Je veux, te dévorer… Si possible…
M’introduire sous ton cou si sensible ;
Puis graver, jusqu’à ta plèvre,
Pour t’aimer toujours et sans trêve.

Mon Amour, mon Amour

Ton ombre est là, à coté de moi
Et je ne saurais te dire pourquoi
La lumière des lampes s’arrange
Pour me faire croire, que tu es là et que tu
Ne m’as jamais quitté, jamais
Je t’ai en moi
Dans le sang, qui est dans mes veines
Je t’ai, je t’aime, je te vis
Je t’aime et c’est bien
Ton nom est dans ma tête
Tu es, tu restes,
L’ange brûlant qui éclaire mes nuits
Depuis que nous sommes
Je t’aime, je t’aime
Quand tu me parles.
Je t’aime, je t’aime
Quand tu chantes
je t’aime, je t’aime
Nous venons d’ailleurs,
Puisque tu m’aimes
Puisque je t’aime
À cette heure, à toujours
Mon Amour, mon Amour

Tes mots

Oh ! il y a tant de choses
Qui rampent, qui vire et voltent, traînent
Je devrais peut-être continuer à le dire en prose
Où les mots nous emmènent

J’avoue

J’aime ce que tu écris
J’aime tes poèmes, ta prose, ta voix
Je m’y désaltère, pas seulement parce que c’est toi
Simplement parce que c’est bien dit.

J’avoue

Mes yeux cherchent tes mots, je prends tous mon temps
Sur ces noirs sur blanc, je dépose des baisers
Que voudrais-je avoir ? Plus de mots, plus de temps.
Je voudrais … je voudrais… je voudrais

Etre

Aller,
Se perdre, tourner en rond,

Revenir sur ses pas.

Écouter le silence,
Laisser les pensées abonder,

S’évaporer et pleuvoir

Toucher les couleurs,
Marcher sur le soi.

Revenir, aller dans tes pas.

Ressentir,
Le ressenti,
S’époumoner, crier,
se taire.

Voir,
Tourner sans vouloir,

Revenir sur ses pas.

Tout mélanger, se perdre

Aimer, aimer, aimer, aimer, aimer, aimer, aimer… mourir, aimer, aimer toujours.

La fille au yeux de jade

Lorsque tu peins penchée sur mon aquarelle…
Où tu t’alanguis en rêvant à ton paradis,
J’inspire toutes tes émanations charnelles,
En maître de tes vœux, je comble tes envies…

Sorcière du quotidien, qui envoûte mon monde,
Les organes de mes éléments t’obéissent…
Tu fais sourire mon soleil dans l’éclat de mes ondes,
Et rends ensorcelant mes jours et mes nuits…

Fille au yeux de jade tu m’as offert tes fragrances
D’un mouvement vif, planté toutes tes épines,
Mettant dans ton âme le poison de mes croyances.
Enchanté, j’en meurt d’aimer ton aubépine,

Tes couleurs, complices de tes sons,
Qui ensembles volent en ballet pour mes yeux.
Mon azur prie encore tes cheveux blonds…
Et ta magie blanche née de tes dons facétieux.

Ex nihilo nihil fit

A l’insu de mes souvenirs phalènes,
Évoquant les fleurs aux couleurs de l’été…
Des fleurs de ronces, ont tout brisé,
Comme dans un cauchemar de porcelaine.
Notre religion d’hier, où je mangeais ta marjolaine,
N’est plus ! Son dieu mourut,
D’une esteile hallstromi qui a su…
Aux frissons de ta nuque remplacer, mon haleine.
Et ni mon cadavre, qui ne craint plus le sommeil,
Ni mon âme, ne sangloteront pour un amour qui s’essouffle…
Seules quelques frêles apparitions, que ton silence étouffe
Existent encore, si loin des sincères venins de miel.
Tu souris à d’autres, en offrant les fruits de ta corbeille,
Et des fleurs cueillies loin de nos champs artificiels.

Tempêtes

Notre esquif est minuscule sur l’amour immense ;
Les vagues nous jouent, en croches, noires ou blanches
Ton credo me pousse à la démence,
Lorsqu’à mon mat, tu pries en transe.

Tombe, l’écume de lave blanche.
Dans la pluie battante sur ton soleil assoiffé,
En seras-tu rassasiée,
Rêvant déjà les autres avalanches ?